En ce 8 mars, évitons les joujoux roses!

 La légende voudrait que l’origine du 8 mars, tel que nous le fêtons aujourd’hui, remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857… Mais dans les faits, l’événement n’a jamais eu lieu !

Par contre, ce qui est vrai, c’est que le 8 mars a bien sa genèse… Et que, cette genèse raconte, voit et fait défiler l’Histoire vraie de luttes ouvrières, l’Histoire au travail, celle de la réclamation du droit de vote, de meilleures conditions de travail et de l’égalité entre les hommes et les femmes, en Europe, au début du XXème siècle. Oui, c’est à l’usine que ça commence, le Progrès… Entre la chaine et les hauts fourneaux…

Oui, ce sont toujours les Damnés de la Terre qui font l’Histoire… Et les damnées furent aussi et souvent les femmes…

Ainsi la création d’une Journée internationale des femmes se vit-elle proposée pour la première fois en 1910… Et ce, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, la Journée internationale des femmes, une Internationale, une lutte, qui se voulut finale, et qui vit de véritables révolutionnaires, se grouper, pour demain…

Et puis… 1917 : Grève des ouvrières de Saint Pétersbourg… Oui, et c’est là, au pays des Soviets, chez les Rouges, – par et pour le Communisme, n’en déplaisent au néo-libéralisme récupérateur, que la tradition du 8 mars se met en place. A partir de 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier… Que l’Internationale devient le genre… Féminin !

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Le féminisme des années 70 fait reconnaître la “Journée internationale des femmes” par les Nations Unies en 1977, puis par la France en 1982… Une France de gauche… Evidemment.

Alors, nous sommes le 8 mars, et c’est la Journée des femmes… Ce jour qui reste aujourd’hui d’une brûlante actualité, à condition de se souvenir, de ne pas oublier cette généalogie, qui est celle d’un combat pour l’Egalité… Cette Histoire elle plus respire un parfum de sueur et de marches, de meeting et de livres majeurs que celui de la tiédeur des salons et des rencontres sages, nimbé de ludisme bon teint et de démagogie commerciale… Alors, à ces femmes que nous aimons, celles avec lesquelles nous collaborons, toutes celles qui nous entourent,  et si nous avons un peu d’amour et de respect pour elles, évitons d’offrir le sempiternel téléphone rose, ou tout autre joujou électronique… Voilà, ce 8 mars est certainement le meilleur jour pour le rappeler !

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