EXPO : JOANA CHOUMALI ENTRE MIGRATION, DIALOGUE ET VOYAGES… INTÉRIEURS

3134. représente la distance en kilomètres qui sépare Abidjan de Casablanca. 3134. renvoie aussi à la notion de migration, de voyages, et de dialogues, non seulement à travers le monde et entre les différentes cultures mais aussi, dialogues et voyages intérieurs dans lesquels Joana Choumali puise son inspiration.

3134. représente la distance en kilomètres qui sépare Abidjan de Casablanca. 3134. renvoie aussi à la notion de migration, de voyages, et de dialogues, non seulement à travers le monde et entre les différentes cultures mais aussi, dialogues et voyages intérieurs dans lesquels Joana Choumali puise son inspiration.

Joana Choumali utilise la photographie pour explorer son identité et une grande partie de son travail parle de l’Afrique et de ce qu’elle a appris sur les myriades de cultures qui l’entourent. Elle explore ses hypothèses à travers son travail qui la nourrit et lui permet de développer ses propres conceptions du monde.

Mon travail est un témoignage de mon temps et des phénomènes que j’observe, que ce soit sur mon continent ou à l’extérieur. J’aime beaucoup faire des parallèles entre ce qui rapproche les humains plutôt que ce qui les divisent. 

MOVING FORWARD, 2018

Pour autant Joana ne traite pas seulement de l’Afrique mais porte aussi un message universel, un message d’espoir à travers ses différentes séries. La place particulière du Maroc dans le cœur de l’artiste fait de Casablanca un lieu fort pour revenir sur son travail en présentant un large corpus d’œuvres qui contient une partie de son intimité profonde.

Focus sur Joana Choumali

Née en 1974 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Joana a étudié les arts graphiques à Casablanca. Avant de commencer sa carrière de photographe, elle a travaillé comme directrice artistique pour une agence de publicité. Depuis 2000, elle a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives sur le continent africain, en France et en Grande-Bretagne. Sa série “Hââbré, la dernière génération” (2013-14) a d’ailleurs été plusieurs fois primée. Cette série est un témoin des temps anciens.

La série “Resilients” (2013-14), dans laquelle Joana a photographié des femmes africaines dans les vêtements traditionnels de ses ancêtres féminins, traite également du passé et du présent.

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Adorn” (2015) a un caractère documentaire. Néanmoins, il s’agit de la réinterprétation des normes de beauté européennes par les femmes noires africaines d’aujourd’hui. La série a été présentée dans le Pavillon de la Côte d’Ivoire à la Biennale de Venise 2017. A travers la série “Translation” (2016-17), l’artiste s’interroge sur la migration et ses effets sur les sociétés concernées et sur le rêve persistant des Africains de trouver une vie meilleure dans le monde occidental.

La récente série de Joana “ça va aller…” (2016 – 2018) a été prise trois semaines après les attentats terroristes de Grand Bassam (Côte d’Ivoire) le 13 mars 2016. Bassam a toujours été pour elle un lieu de retraite paisible, avec un souvenir positif d’expérience d’enfance et de rencontres familiales, jusqu’au jour du raid. Même si les événements ont causé une profonde tristesse dans la petite ville, ces sentiments ont souvent été raccourcis par la formule “ça va aller…”. En capturant l’atmosphère sombre et en brodant ces images, l’artiste a tenté de guérir les blessures mentales. “ça va aller…” a été présenté pour la première fois à AKAA – Also Known As Africa 2017 à Paris, France, puis au 1-54 Art Fair à Marrakech, à New York et à Londres 2018.

La dernière série Albahian signifie la “première lueur du matin”, ou l’aube, en langue agni de Côte d’Ivoire. Elle célèbre l’énergie puissante qui vient avec le début d’un nouveau jour, la nouvelle lumière qui rend tout visible et illumine le monde de la même façon que nous sommes nés de nouveau au moment où nous embrassons notre moi intérieur et acceptons notre vraie nature.

3134. représente la distance en kilomètres qui sépare Abidjan de Casablanca. 3134. renvoie aussi à la notion de migration, de voyages, et de dialogues, non seulement à travers le monde et entre les différentes cultures mais aussi, dialogues et voyages intérieurs dans lesquels Joana Choumali puise son inspiration.
THE CLEANERS ALBAHIAN ©JOANA CHOUMALI

 

Joana Choumali exposera ses œuvres à la Loft Art Gallery du 7 février au 10 mars 2019 sous le nom de 3134.

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