Connaissez-vous l’histoire des flèches d’Azlâm?

Alors que nous commémorons la naissance du Prophète (saws), qui connaît le récit de son père? Abdullah, auquel fût donné le surnom “d’offrande“, pour une raison qui se doit d’être racontée…

Cette histoire commence alors que la source de Zamzam avait, du fait d’une vengeance, été recouverte sous les sables. Une nuit, alors qu’il était plongé dans un profond sommeil, AbduI Muttalib vit apparaître l’emplacement exact de la source. Mais, lorsqu’il voulut creuser à l’endroit désigné, les Qoraïchites, qui lui reprochaient de ne pas avoir de descendance masculine, et ce, malgré un noble lignage, s’y opposèrent…

A l’exception d’Al-Hareth, il est vrai qu’AbduI Muttalib n’avait pas de fils pour être à ses côtés et le seconder dans la réalisation de ses projets. AbduI Muttalib jura alors que si Dieu lui accordait dix fils, il en offrirait un, en sacrifice, telle que l’exigeait la tradition antéislamique. Lorsqu’il vit son vœu exaucé, AbduI Muttalib se vit alors dans l’obligation de respecter sa promesse et, lorsque par tirage au sort, son plus jeune fils, Abdullah, fût désigné pour être sacrifié, les Qoraïchites, pour que l’enfant ne soit pas immolé, suggérèrent à Abdul Muttalib de recourir aux conseils d’une “voyante“… Celle-ci l’aiderait à trouver le moyen de sauver la vie de son enfant. La devineresse proposa à AbduI Muttalib de racheter la vie de son fils en s’appuyant sur les principe du prix du sang, par le sacrifice de chameaux et du tirage au sort, tradition connue sous le nom des flèches Azlâm. «Tant que la flèche tirée indiquera le nom d’Abdullah, pour que la vie de l’enfant soit sauvée, augmentez le nombre de chameaux de dix, jusqu’à ce que Dieu soit satisfait du nombre de bêtes à sacrifier.»

AbduI Muttalib accepta… Mais les flèches d’Azlâm continuaient d’indiquer le nom de Abdullah. Il fallut arriver à cent bêtes, pour qu’elles désignent enfin les chameaux, dont le nombre avait permis de délier AbduI Muttalib de sa promesse. Alors que les hommes de Qoraïch s’écriaient «AbduI Muttalib! Ton Seigneur est satisfait!», lui, priait pour que le sacrifice soit accepté. Et de peur d’offenser son Dieu, il ordonna, malgré l’acceptation, que l’on s’y reprenne par trois fois… Et ce, afin de s’assurer que leur verdict des flèches soit toujours le même. Satisfait, il fit immoler les cents chameaux et les offrit à qui en désirait. C’est ainsi que le plus aimé des dix fils de Abdul Muttalib, qui portait le nom de Abdullah, fut sauvé. A compter de ce moment, Abdullah fut surnommé l’Offrande…

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Un jour, ce fils sauvé serait le père de notre saint prophète…

Le miracle de Zamzam

Plus tard, Abdul Muttalib, père de Abdullah, demanda de nouveau le droit de creuser pour faire jaillir la source de Zamzam. Les Qoraïchites décidèrent de recourir aux conseils d’une prêtresse de Bani Sa’d, qui vivait sur les hautes terres de la Syrie. Durant leur périple, ils épuisèrent toutes leurs ressources en eau et manquèrent de mourir de soif. Soudain, ils virent une source d’eau jaillir sous la patte de la chamelle de Abdul Muttalib. Ils en burent tous et désaltérèrent leurs montures. Ils virent cet événement comme un signe et donnèrent à Abdul Muttalib la permission de creuser le puits de Zamzam, dont la possession lui revint à compter de ce jour.

Naissance de Muhammad

Sur décision de son père, Abdullah épousa Amina bent Wahb qui tomba enceinte peu de temps après son mariage. Durant sa grossesse, un ange la visita et lui dit : « Tu viens d’engendrer le meilleur de cette communauté. Quand tu le mettras au monde, tu diras «Je prie Dieu l’unique de le protéger contre tout envieux. Appelle-le Muhammad, le Loué, car dans la Torah il est appelé Ahmed. Il sera loué par ceux qui se trouvent aux cieux et sur terre».

Alors qu’il se rendait à Gaza pour son commerce, Abdullah tomba malade et mourut sur le chemin du retour. Quelques mois après la mort de son père, Muhammad vint au monde, orphelin. À sa naissance, le cordon ombilical de l’enfant était déjà coupé, de même qu’il était également circoncis et que de nombreux signes attestaient de sa dimension prophétique. Fasciné par le nouveau-né, son grand-père, Abdul Muttalib, dit, alors qu’il parlait de son petit-fils «Mon fils aura un avenir brillant.» Depuis ce jour et jusqu’à sa mort, il prit grand soin de lui et l’éleva jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge mûr et qu’il reçoive la Révélation…

Pour découvrir la biographie du prophète, lisez Muhammad de Martin Lings.

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