NOUREDDINE AMIR : TOUTES SES CRÉATIONS HAUTE-COUTURE

Invité par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode à prendre part aux défilés de la Haute Couture AH 2018-2019 à Paris, Noureddine Amir devient le premier créateur marocain et africain à honorer ce rendez-vous incontournable de la mode.

Présentée le lundi 2 juillet à 11 heures, au sein du musée de l’Institut du monde arabe, la collection couture de Nourredine Amir propose une nouvelle immersion au coeur de la faune et de la flore dont les contours et les formes se faufilent dans toutes ses créations. Un ancrage dans la beauté immuable des fonds marins, les circonvolutions des coquillages, la finesse des gorgones et la fluidité des algues donne vie à un bal des sirènes oscillant entre oeuvre d’art et art à porter.

La Matière réinventée

Exigeant, entier, fidèle jusqu’au bout à l’ADN de son travail, Noureddine Amir ne connaît en effet aucune mode, ni ne cède à la moindre tendance. “Je commence par la taille, autour de laquelle la robe se crée, et je ne sais jamais quand j’arrête, précise le couturier. La forme est suggérée par elle-même, elle naît de la matière”.

HAUTE COUTURE 2018/19 NOUREDDINE AMIR
Nourredine Amir devient le premier créateur marocain et africain à honorer ce rendez-vous incontournable de la mode.

Créateur marocain atypique parmi les plus doués de sa génération, Nourredine Amir se distingue par une adaptation singulière de l’artisanat de son pays à travers ses créations, en cultivant l’art de créer avec l’élégance et la simplicité de la matière. Né en 1967 à Rabat, diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (Esmod) à Casablanca en 1996, ses débuts de costumier à New York sont marqués par sa collaboration avec l’artiste iranienne Shirin Neshat pour laquelle il crée de nombreux costumes. Au début des années 2000, c’est en rentrant vivre au Maroc qu’il se lance dans la création à partir de matières brutes et organiques que l’on trouve dans la région de Marrakech où il vit et travaille aujourd’hui. Mettant à l’honneur les coupes longues, les lignes impeccablement épurées et un travail très personnel autour de la matière, ses tenues, présentées comme de véritables “sculptures à porter” le font rapidement remarquer à l’international et lui valent d’être exposé dès 2003 au Musée de la mode d’Anvers puis au Palais des beaux-arts de Lille (2004) et plus récemment dans le cadre de l’exposition Le Maroc contemporain à l’Institut du monde arabe à Paris (2014-2015). C’est à cette occasion que Pierre Bergé remarque son travail et décide de lui consacrer l’année suivante une exposition au coeur de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent à Paris. Au printemps 2018, la Fondation Jardin Majorelle lui a également ouvert la salle d’exposition temporaire du musée Yves Saint Laurent Marrakech avant qu’il ne se voie invité par la Chambre syndicale de la haute couture française à participer aux défilés de la Fashion Week automne-hiver 2018-2019 à Paris.

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