Quand Bvlgari offre son écrin à trois street artistes marocains

Créer la surprise, renouveler les codes et offrir à l’Art Week Casablanca un écrin raffiné qui mélange luxe et spontanéité, tel est le nouvel engagement artistique de Bvlgari Maroc. Un choix impertinent et audacieux qui mérite notre attention.

A travers ses créations uniques et ses collaborations artistiques de renom, Bulgari a toujours été à l’avant-garde de l’art et c’est dans cette optique que Bulgari Maroc a choisi de s’engager comme partenaire exclusif de la première édition de la Art Week Casablanca. Dans un élan visionnaire, Bulgari Maroc a donc mis son écrin à la disposition de 3 street artistes marocains pour une exposition inédite et éphémère de la liberté créative, dans sa forme la plus spontanée.

Je suis fière de participer à la mise en lumière du Street Art Marocain et de son émouvante énergie. Je souhaite que cette édition rencontre  le succès qu’elle mérite pour que nous puissions, chaque année, célébrer l’art dans toutes ses formes, lors de ce prestigieux rendez-vous. Soumaya Kanouni, directrice associée Bulgari Maroc.

Trois artistes au service de Bvlgari Maroc

Abid, Majid El Bahar et Senzo

Avec une signature qui leur est propre, depuis plus de 15 ans, et un travail systmatiquement réalisé sous forme de séries qui comptent entre 5 et 10 oeuvres, Abid, Senzo et Majid El Bahar sont des Street artistes marocains qui ont peint à Paris, San Francisco, Londres et Dubaï.

Bvlgari s’est révélée être est une source d’inspiration avec ses pierres de couleurs, la perfection de la taille, le Serpenti, les collections Moza, Parentesi Cocktail, Intarsio. C’est une marque qui est définitivement artistique, avant- gardiste, qui sait constamment se renouveler. Ceci est l’essence même du Street Art.

Le Street Art au Maroc

Le Graffiti a été lancé par des inconnus, ce mouvement innarrêtable a été adopté par Andy Warhol, Keith Haring, Basquiat et des générations d’artistes autodidactes qui ont recouvert les murs des villes partout dans le monde. Au maroc, c’est dans le secret que les premiers artistes marocains ont investit les rues et les murs des voies ferrées dans les années 2000. Depuis 2010, des oeuvres apparaissent progressivement dans toutes les villes du royaume sous l’égide de festival et d’initiatives privées ou collectives. Le Street Art est le nouvel art contemporain. Libéré des classes, des règles et des cadres, il apporte une énergie créatrice incroyable.

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Abid

Abid commence à dessiner en faisant des caricatures satiriques de ses professeurs à l’école. La fenêtre de sa chambre d’enfant donnait sur les rails de la gare qui lui offrait chaque matin, un spectacle unique: la sortie des trains vandalisés par les graffeurs de son quartier. Ayant baigné dans la culture hiphop, le skate et les sports de combat, le graffiti devient son mode de vie. Discret et efficace, il peint en France, Copenhague, Londres, et multiplie les connexions avec des artistes underground de Bruxelles à Jeddah. En 2011 il acte le retour au Maroc et multiplie les fresques à Casablanca, Agadir et Azemour puis développe la calligraphie, le réalisme et le dessin graphique en gardant toujours une pure touche Graffiti.

Majid El Bahar

Majid est le premier artiste Street Art de la région de Beni Mellal. Puni à 8 ans pour avoir utilisé une mallette de maquillage pour peindre un mur, 10 ans plus tard, il  commence à peindre les murs de sa ville avec des portraits de Ray Charles et Jimi Hendrix. Partagé entre le Basket-Ball et sa passion pour le Street Art, c’est une blessure au bras qui mettra terme à sa carrière sportive et le poussera à se lancer définitivement dans l’art.

Senzo

Enfant, Senzo rencontre l’art dans un cadre douloureux, il en fait sa bulle d’oxygène. A l’école, il excelle en dessin à tel point qu’il se fait payer en gâteau par ses petits camarades qui lui confiaient leurs devoirs de dessin. C’est dans le sud de la France qu’il passe son adolescence et se lance corps et âme dans le graffiti. Contraint à changer son nom de tagueur pour éviter des condamnations judiciaires, il monte un collectif d’artiste « One Salam », se spécialise dans les portraits et parcourt l’Europe pour peindre toujours plus de murs. Il peint son premier graffiti au Maroc en 2004, 6 ans plus tard il décide de s’y installer définitivement et se concentre sur la réalisation de grandes fresques.

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