TOTEM DE GHIZLANE AGZENAI, UNE ODE A L’OPTIMISME

Après avoir habillé la façade du Musée Mohammed VI et marqué les murs de Paris et Barcelone Ghizlane Agzenai revient à Casablanca pour son premier solo show.
©Yasmine Hatimi

Après avoir habillé la façade du Musée Mohammed VI et marqué les murs de Paris et Barcelone Ghizlane Agzenai revient à Casablanca pour son premier solo show.

Ayant baigné dans le monde du graphisme et du design, Ghizlane Agzenai a toujours eu un sens esthétique aiguisé. Cette jeune artiste a développé un goût prononcé pour les signes de la modernité graphique : tags, graffitis, BD, jeux-vidéos etc. C’est sous cette influence que l’artiste s’est passionnée pour l’art urbain, véritable laboratoire de création visuelle.

Ghizlane Agzenai s’est envolée il y a quelques années à Berlin où elle débutera sa carrière d’artiste urbaine auprès du duo Low Bros. Soutenue par Christoph et Florin Schmidt, deux grandes figures de l’art urbain, Ghizlane Agzenai s’est imposé le pari osé de devenir l’une des premières artistes féminines urbaines marocaines à habiller les murs du royaume de ses créations.

Pari tenu

Ses œuvres, qu’elle nomme « TOTEM » en référence aux objets bienveillants, ont orné la façade du Musée Mohammed VI de Rabat, le mur d’Oberkampf à Paris, et plusieurs espaces à Barcelone, en Espagne, et à Linz, en Autriche. Dans quelques mois, c’est une enceinte de pas moins de 210m² qui sera couverte d’une pièce magistrale et colorée à Vigo, en Espagne.

Après avoir habillé la façade du Musée Mohammed VI et marqué les murs de Paris et Barcelone Ghizlane Agzenai revient à Casablanca pour son premier solo show.
Adepte de l’abstraction géométrique, Ghizlane Agzenai a recours à des formes et à des couleurs contrastées, disposées en aplats mais aussi parfois en sculpture pour jouer avec la perception des spectateurs.

Après maintes expérimentations formelles et recherches autour de l’esthétique abstraite, Ghizlane Agzenai s’est intéressée au mouvement de l’Op’Art où les formes géométriques créent l’illusion de 3D. C’est à partir de là que l’artiste a décidé de se focaliser sur ces jeux de mouvements et de superposition telles qu’on les voit dans ses œuvres actuelles, dans une constante quête de l’harmonie et du beau.

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Inspirée par les espaces, l’artiste manipule à la fois l’image et l’arrangement de l’objet, de sorte à ce que son public observe, analyse, et devienne pour ainsi dire acteur de ses œuvres.

Après avoir habillé la façade du Musée Mohammed VI et marqué les murs de Paris et Barcelone Ghizlane Agzenai revient à Casablanca pour son premier solo show.

Enfin, Ghizlane Agzenai a su jouer avec les attributs techniques et artistiques de notre époque pour un rendu où la ligne, la forme géométrique et la couleur devenaient par eux-mêmes signifiants. Elle s’est nourrie des avancées technologiques pour proposer de nouvelles formes d’expression. Outre ses toiles, l’artiste s’est aussi orientée vers des structures de lumière ou des plexiglas qui offrent à certaines de ses œuvres des couleurs inégalées. Ghizlane Agzenai étend donc sa recherche artistique afin d’explorer encore et toujours de nouveaux territoires.

Ses œuvres, reposant sur une trame précise, calculée, où chaque centimètre compte et s’intègre dans une réflexion globale, sont composées de formes qui se juxtaposent, s’entrelacent, afin d’obtenir des volumes épurés mais puissants, baigné dans une multitude de couleurs vibrantes.

Du 21 mars au 21 avril 2019, Ghizlane Agzenai présentera son premier solo show à La Galerie 38, section urbaine, à Casablanca. Une exposition où perception et sensation nouvelles sont portées par une recherche artistique qui se veut optimiste et pleine de rêves. A découvrir absolument !

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